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 ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.

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MessageSujet: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Mar 4 Fév - 20:27

Feat nom de la célébrité

Carte d'identité
Oyé oyé, braves gens ! Je me présente, je suis Elena Marie Eversmith, et vu qu'on va trèèèès vite être intimes, toi et moi, tu peux m'appeler Nana ou la fille invisible, c'est plus simple ! Puisque tu meuuuurs d'envie de le savoir, j'ai 22 ans, bah oui, je suis née le 14 juillet 1991. D'ailleurs, sache que je suis originaire de Paris. Pendant que j'y suis, je pense pouvoir t'avouer que je suis ... hétérosexuelle. Y aurait-il, éventuellement, des intéressé(e)s ? Oui, je suis célibataire troublée, ça pose un problème ? On dit souvent que je suis traits de caractères positifs et négatifs, c'est d'ailleurs peut-être pour cela que je suis étudiante en psychologie et hotesse d'accueil dans un club de sport. Et puis... Je ne suis pas chez "nom de votre groupe" pour rien, hein !  Sinon, on me compare souvent à Nina Dobrev.. Vous trouvez que je lui ressemble, vous ? Vous pouvez me dire ça après avoir regardé l'avatar un peu plus bas, que la/le merveilleuse/merveilleux Chevalisse a fait !

   
Elena

   

   
Si vous cliquez sur les petites étoiles, au début de chaque question, vous pourrez voir l'extrait du film ou de la série / la pub desquels sont tirées ces questions.
   


   
* Est-ce que tu estimes avoir de la chance dans la vie, ou en avoir eu ? Est-ce que tu fais partie des gens qui boivent de l'Orangina © souvent et qui n'ont jamais été attaqués par un satellite de l'union Soviétique ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Est-ce que, comme Forrest -ou plutôt sa mère-, tu penses que la vie est avant tout faites de surprises, bonnes ou mauvaises ? Ou plutôt qu'elle est une succession de choix qui détermine ce qui arrivera ensuite ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Toi aussi, t'es du genre curieux, à poser sans arrêt des questions sur/à tes voisins ? Si oui, est-ce que tu leur poses directement des questions, ou bien te contentes-tu d'aller sur leur twitter, ou leur facebook, pour suivre leur actualité, et avoir les réponses à chacune de tes questions indiscrètes ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Accordes-tu plus d'importance à ta gloire, ta réussite professionnelle, etc, ou bien à l'amour et la famille ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Que penses-tu du mariage ? Des relations sérieuses ? T'es plutôt le genre de personnes à papillonner à droite et à gauche, ou bien es-tu du genre à vouloir te poser et fonder une famille ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Est-ce que tu t'estimes libre ? De tes choix, de vivre ta vie comme tu l'entends, etc. Si non, qu'est-ce qui t'empêche de l'être pleinement ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* As-tu déjà traversé des épreuves douloureuses, dans ta vie ? Comment fais-tu pour te relever, pour t'extirper de ces situations difficiles ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Comment vis-tu le fait de vivre dans un immeuble comme celui-ci, entouré de types tous plus fous les uns que les autres ? Apprécierais-tu de voir débarquer quelqu'un chez toi, sans frapper, sans prendre la peine d'attendre une invitation ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Tu aimes les sensations fortes et tout ce qui a un lien avec le paranormal ? Et, du coup, tu es plutôt films romantiques bien niais ou films d'horreurs ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Et toi, as-tu besoin de ta dose quotidienne de café ? Et as-tu besoin de cette excuse pour embrasser ta/ton compagne/compagnon ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Tu réagirais comme ça, toi aussi, si quelqu'un débarquait chez toi pour te voler ton dernier Kinder Bueno © ? "Mon précieuuuuuuuuuuuuuuuux, ils me l'ont VOLEEEE !"

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Accro à la technologie ? As-tu besoin de ton ordinateur, de ta tablette, ou même de ton portable pour survivre ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis


   
* Et toi, t'es dans quelle catégorie ? Plutôt avec le pistolet chargé à la main ? Ou bien en train de creuser, à l'arrière de l'immeuble ?

   
Réponse ici. Pas de minimum requis

   

   
J'me présente, je m'appelle Henri ♫

   
Par ici, tu vas pouvoir te présenter, toi, qui se cache derrière l'écran. Dis nous ce que tu souhaites, un roman même si tu veux, mais n'oublie pas les points le plus importants : ton prénom et / ou pseudo, ton âge, ta localisation géographique, ta fréquence de connexion, comment tu as atterri ici, comment tu trouves le forum et surtout, plus important que tout, à ne surtout pas oublier : le code du règlement.

   



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Dernière édition par Elena Eversmith le Mar 4 Fév - 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Mar 4 Fév - 20:28

Here comes my story

Ma vie ressemble à une dissertation : je peux facilement la déchirer en trois parties, thèse, antithèse et synthèse. Non, oui, peut-être. Le négatif, le positif, le neutre. Et comme une dissertation, ça a l'air simple en voyant le plan, les deux premières parties sont noires et blanches, et à la fin ça se complique. On sait plus trop dans quel sens on doit regarder, parce que je ne sais plus trop où aller.

GRAND UN. Une enfance douloureuse.
Petit un. La famille parfaite.
Quand je regarde la photo, un sourire étire mes lèvres malgré moi. J'ignore pourquoi cette image fait naître en moi ce signe de joie. Elle m'a apporté le contraire. Mais sur la photo, on voit tout ce dont j'ai rêvé. Tout ce que j'ai imaginé avoir, me voilant les yeux, refusant de voir la vérité qui s'étalait à grosses lettres sous mes yeux. Sur cette image, il y a une petite fille au sourire plus large que son visage, encadré par un papa et une maman qui ont l'air de s'aimer. Ils tiennent la petite fille par la main et leurs regards, plantés dans l'objectif, brillent de joie et de fierté. Une famille normale, l'avenir se dessine paisiblement devant eux.
C'est fou ce qu'une photo peut ignorer.

Petit deux. Le modèle maternel.
Ma mère, c'était une dame fluette, invisible, effacée. Bien sur, il y avait ces rares moments où mon père n'était pas là. Elle devenait une autre personne, et elle me faisait presque peur tant je ne la reconnaissais plus. Elle était pleine d'entrain, voulait toujours faire des choses, apprendre à peindre, aller à la patinoire, manger des glaces avec moi. Son sourire avait alors quelque chose de magique bien qu'il faisait peur à cause de cette lueur désespérée qui le teintait. Et puis papa rentrait et son visage se raidissait, elle redevenait l'ombre d'elle-même avec laquelle j'étais familière. Cette ombre dans laquelle je voulais me cacher, cette ombre que je voulais cacher, usurper, cette ombre dans laquelle je me suis fondue.
Au point de la devenir. Devenir tout ce que j'ai voulu éviter.

Petit trois. Le paternel effroyable.
Conforme et conformiste, la raie au milieu du crane, la moustache parfaitement coupée chez le barbier tous les samedis. Mon père était le modèle parfait du patriarche. Il menait la maison à la baguette. Et quelle baguette... Elle prenait des formes diverses, parfois sa ceinture, parfois un baton qui trainait. Parfois, ses poings lui suffisaient, mais il trouvait cela sale. Il s'essuyait avec un dédain qui était presque pire que tout. Et ça s'abattait sur elle, encore, et encore. Ca ne cessait jamais, sous mes yeux écarquillés. Jusqu'au jour où j'ai cessé d'observer. Je suis devenu la même boule d'angoise et de chair, recroquevillée en silence, retenant des larmes qui n'entrainaient que le redoublement de la peine subie.
S'il n'y avait eu que cela...


GRAND DEUX. Le tournant de l'adolescence.
Petit un. Le premier regard.
Du fin fond de ma salle de classe, je l'avais repéré. A chaque cours que nous avions en commun, je passais mon temps à lui jeter des coups d'oeil à la dérobée. Il n'a jamais posé un regard sur moi jusqu'au jour où j'ai fait le premier pas. Ce qui ne m'étonnait pas outre mesure. Personne ne me voyait, pourquoi aurait-il dérogé à la règle ? Et puis un jour il est entré dans un café où j'étais avec une copine. J'ai hésité. Je me disais qu'il ne saurait pas qui j'étais. Mais ma copine était bien plus extravertie que moi et elle m'a poussé à aller le saluer, m'assurant qu'ignorer quelqu'un qu'on connaissait était bizarre et malpoli. Croyez moi, sur le coup, je l'aurais frappée tant ce que je me suis pris m'a heurtée. Stefan m'a regardé comme une vulgaire pierre sur son chemin et m'a envoyé paître en deux minutes. "Je t'avais dit que j'avais pas une chance!" Si ma copine a tenté de me convaincre que c'était sa perte à lui, j'étais désormais encore plus sure que je ne valais rien.
Petit deux. Les moments heureux.
La semaine suivante, je l'ai croisé au bureau de l'administration du lycée. Trois jours après il était à la même table que mes copines à la cafétéria. Six jours plus tard il a été forcé de s'assoir à côté de moi en cours, arrivé en retard il a prit la dernière place libre. Dix jours après, il m'est rentré dedans alors que je refaisais mes lacets. De petites occasions en rencontres inopportunes, nous avons fini par nous lier d'amitié. J'étais très réticente : j'avais un véritable faible pour lui et il m'avait déjà fait du mal la seule fois où je lui avais adressé la parole. Mais nous ne cessions de nous croiser et les choses se sont enchainées naturellement. En sa présence, j'étais une autre personne. Mes sourires n'étaient jamais forcé, je n'avais pas l'impression de devoir prétendre ressentir ce que je ne ressentais pas, il n'y avait pas de règles. Les moments que nous passions ensemble me faisaient oublier le reste, la famille, l'école, la vie. Il n'y avait plus que son rire et le ciel, lui et moi contre le monde. Je passais de plus en plus de temps à ses côtés, rentrant aussi tard que possible. Et mon père le remarqua vite. Trop vite. J'avais à peine goûter au bonheur qu'on me le retirait.
Petit trois. La fin.
Mon père m'interdisait de quitter la maison le week-end, m'ordonnait de rentrer immédiatement après les cours, allait parfois jusqu'à venir me chercher au lycée pour être sur que je ne trainais pas avec Stefan. Je me mis à mentir, ce que je n'avais jamais fait auparavant, prétextant aussi souvent que possible des devoirs en communs, des heures de permanence obligatoires, mais aussi des cours de sports le soir. Mais je ne pouvais pas multiplier ces activités sans éveiller la suspicion du dragon. La pression qu'il faisait peser sur mes épaules était telle que je ne parvenais même plus à profiter de mon ami. Son sourire et sa présence me réchauffait le coeur, sans m'ôter le noeud d'angoisse qui me barrait le ventre.

GRAND TROIS. Le premier jour du reste de ma vie.
Petit un. La période sombre.
Je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé ce jour-là. Au fond de moi, je crois ne pas vouloir le savoir. Mettre des mots si précis dessus me dégoûterait probablement à jamais de la seule personne qui ait su me faire goûter au bonheur. Je préfère garder intact ces souvenirs bénis.
Je suis rentrée chez moi comme à mon habitude. Ouvrant la porte, je saluais à la volée, sans réponse. Je ne m'en faisais pas, imaginant que ma mère était sortie faire quelques courses et que mon père était occupé dans son bureau. Lorsqu'il travaillait il ne répondait pas. Je traversais la maison, déposant mes affaires à leur place puis me dirigeai vers son bureau. Je savais qu'il voulait que je vienne le saluer quand je rentrait. Sous aucun prétexte je ne devais faire de tort à cette règle. J'en avais déjà goûté l'amère punition.
C'est au moment où mon regard s'est posé sur son fauteuil vide que tout devient flou. Je sais que Stefan était là, que je lui ai posé des questions. Mon coeur s'affolait, battait à toute vitesse. J'étais persuadée qu'il allait sauter. Stefan m'a empoignée par le bras, me laissant une trace bleutée pendant quelques jours, et m'a intimé quelque chose que je n'ai pas compris. Je ne comprenais pas pourquoi il était là. Mon père le détestait. S'il le voyait il me tuerait, après l'avoir tué sous mes yeux. Il m'a alors tiré et tout ce que j'ai pu faire fut de me débattre et de sortir de la maison en courant et en hurlant. Les larmes dévallaient la pente de mes joues et s'écrasaient à mes pieds sans que je réagisse. Stefan continuait à me poursuivre et je finis par tomber au milieu de la rue où nous habitions. Je perdis alors connaissance.

Petit deux. Après la pluie, le beau temps?
Lorsque je me suis réveillée, j'étais dans mon lit, et Stefan était en prison, en attendant son procès. Je n'ai toujours pas compris comment la situation en était arrivée là. On m'a forcé à témoigner, et j'ai bredouiller à de nombreuses reprises des réponses aussi courtes que possible. Je m'efforçais d'oublier aussitôt ce que j'avais vécu pendant la journée.
Puis, plus rien. Le vide. L'absence de tyran, l'absence d'ami, l'absence de famille. Le temps continuait d'avancer en parallèle à mon immobilisme.

Petit trois. Un nouveau départ.
Un jour, je me suis levée, je me suis douchée, je me suis habillée, et une Elena robotique a quitté la demeure familiale. J'ai décidé de reprendre ma vie en main. Plus personne n'est là pour m'imposer quoi que ce soit. J'ai déménagé à de nombreuses reprises, entamant des études de psychologie afin de travailler dans les écoles après un an de vide scolaire. Je ne suis pas brillante mais je me défends, et ma passion pour ce que je fais compense. J'ai commencé à prendre des cours de self-defense pour ne plus jamais être aussi désemparée que ce jour, et j'ai fait connaissance avec le monde de la nuit, les boîtes et les bars, l'alcool et le sexe. Tout n'est pas aussi sale qu'il me l'a fait croire toutes ces années. Désormais, je veux laisser l'ancienne Elena derrière moi et devenir une nouvelle personne. Si ces épreuves m'ont faites, je décide maintenant que je ferais mes épreuves. Dingo Street semble l'endroit idéal pour repartir du bon pied.





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