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 ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.

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MessageSujet: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Lun 18 Nov - 17:52

Elena Marie Eversmith

J'me présente, je m'appelle Henri...

Bonjour à toi ô grand peuple de Dingo Street ! Donc, je me présente, moi c'est Elena, et vu qu'on est intimes, toi et moi, tu peux m'appeler Nana, ou la fille invisible, c'est pas plus mal ! Puis que tu tiens tant à le savoir, j'ai vingt-deux ans, bah oui, je suis né(e) le 14 juillet 1991. D'ailleurs, sache que je suis originaire de Paris. Au fait, je dois t'avouer quelque chose de plutôt privé... je suis hétérosexuelle, y aurait-il, éventuellement, des intéressés ? Oui, je suis célibataire. On dit souvent que je suis sensible, attentive, compréhensive, douce, timide, observatrice, distante, vulgaire, décalée, intelligente, réfléchie, rêveuse, peureuse, courageuse, tenace, têtue, rigide, intuitive, calculatrice, c'est d'ailleurs peut-être pour cela que j'exerce le métier d'étudiante en psychologie, je suis en troisième année avec le but d'obtenir un Ed.D pour devenir psychologue scolaire. En parallèle je travaille en tant qu'hotesse d'accueil dans le centre sportif où je m'entraine afin d'avoir de l'argent. Et puis... Je ne suis pas chez les La normalité c'est un peu pas pour eux pour rien, hein !  Sinon, on me compare souvent à Nina Dobrev.. Vous trouvez que je lui ressemble, vous ?


Si un de tes voisins se pointe chez toi, tout sourire, rentre dans ton humble demeure sans invitation, et veut te piquer ton tout dernier ©️kinder bueno, comment tu réagis ?

Je lui donne ! Tout ce qu'il veut pour qu'il déguerpisse de chez moi sans plus attendre ! Je déteste qu'on pénètre dans mon intimité sans mon autorisation, sans une préparation psychologique intensive et un rangemen tout aussi intensif. Ca me donne l'impression d'être un livre ouvert, que toutes mes blessures sont étalées au grand jour. Ca me terrifie. Ca me rappelle trop de choses.


Si des gens se mettent à danser tous en même temps devant toi dans les locaux de ton assurance, tu fais quoi ? Tu les rejoins ? Tu les regardes d'un air hautain ? Ou tu prends la fuite comme un dératé ?

Mon premier réflexe serait de les fixer comme s'ils venaient d'une autre planète, c'est certain. Mais bien vite, je m'empresserais de les rejoindre. Non pas parce que je suis une fêtarde folle invétérée, mais pour me donner l'impression d'être cool. Je ne veux plus jamais être la Fille Invisible que j'étais autrefois.


Si tu te retrouves face à face avec un loup (ou un voleur, appelons-le comme on le veut), t'as suffisamment de forces pour le combattre ou tu as oublié tes trois produits laitiers par jour ?

Sa présence même me paralyserait les premiers instants, mais je pense que désormais je serais capable de me défendre, au moins un minimum. Après tout, c'est pour ce genre de situation, entre autre, que j'ai commencé à prendre des cours de self-defense ! Alors, couilles-menton-couilles-menton, hop, on s'entraine ! Espérons que le rush d'adrénaline soit suffisant pour que je surmonte ma peur, surtout...


©️Red Bull te donne des ailes ou tu n'as pas besoin de ça ?

Le Red Bull, c'est dégueu. Mais c'est vrai que ça donne des ailes, surtout mélangé avec de la vodka, du whisky ou du gin. Quand j'ai quelques-uns de ces liquides dans mon bidou, je deviens carrément bizarre, je crois. Je crois, parce que souvent je me rappelle pas bien. Ah, oui, j'ai oublié de préciser que je ne tiens vraiment pas bien l'alcool, ce qui ne m'empêche pas d'en consommer régulièrement, dès que je sors à vrai dire. Pour rentrer dans le moule et pour oublier mes inhibitions.


Selon toi, c'est quoi le pire : mourir ou se faire expulser de l'immeuble pour mauvaise conduite ?

J'ai vécu pire que la mort et elle ne me fait plus peur désormais. Par contre, me faire expulser alors que je viens d'emménager à la Grosse Pomme, j'aurais les boules. Je me retrouverais à la rue, et sans rien ni personne à contacter ! J'aurais peur de plus rien retrouver. En plus, ils ont l'air cool, les gens d'ici. Enfin, je crois...


Tu préfères quand, dans l'immeuble, c'est un peu trop plus moins calme, ou quand c'est un peu trop beaucoup pas du tout calme ?

Même si j'aime bien faire la fête, j'aime bien aussi rentrer chez moi, me foutre la tête dans l'oreiller et entendre le silence cotonneux d'une chambre calme. Cela dit, je n'oserais jamais l'affirmer et encore moins réclamer le silence à quelques fêtards dérangeants, aussi ai-je acheté le stock de boule quiès et de somnifères. Ca m'assome, peu importe le bruit qui m'entoure et les images atroces qui m'envahissent.


Quand t'entends du Chopin, tu reconnais la mélodie ou tu penses immédiatement à la musique des Assedic ?

J'ai longtemps pratiqué le piano à Paris, dans le conservatoire de mon quartier. Chopin, je connais sur le bout des doigts. D'ailleurs, ça me manque de ne plus en jouer, et j'espère avoir suffisamment d'argent un jour pour me racheter un vrai piano. Pour l'instant, je me contente d'un espèce de synthé bizarre, mais c'est vraiment pas top.


J'voudrais bien réussir ma vie, être aimée

YOLOOOO.
(je savais pas où il fallait demander pour un DC :arrow:et by the way je suis maniaco-dépressive )




Dernière édition par Elena Eversmith le Lun 18 Nov - 20:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Lun 18 Nov - 17:52

This is my story

Ma vie ressemble à une dissertation : je peux facilement la déchirer en trois parties, thèse, antithèse et synthèse. Non, oui, peut-être. Le négatif, le positif, le neutre. Et comme une dissertation, ça a l'air simple en voyant le plan, les deux premières parties sont noires et blanches, et à la fin ça se complique. On sait plus trop dans quel sens on doit regarder, parce que je ne sais plus trop où aller.

GRAND UN. Une enfance douloureuse.
Petit un. La famille parfaite.
Quand je regarde la photo, un sourire étire mes lèvres malgré moi. J'ignore pourquoi cette image fait naître en moi ce signe de joie. Elle m'a apporté le contraire. Mais sur la photo, on voit tout ce dont j'ai rêvé. Tout ce que j'ai imaginé avoir, me voilant les yeux, refusant de voir la vérité qui s'étalait à grosses lettres sous mes yeux. Sur cette image, il y a une petite fille au sourire plus large que son visage, encadré par un papa et une maman qui ont l'air de s'aimer. Ils tiennent la petite fille par la main et leurs regards, plantés dans l'objectif, brillent de joie et de fierté. Une famille normale, l'avenir se dessine paisiblement devant eux.
C'est fou ce qu'une photo peut ignorer.

Petit deux. Le modèle maternel.
Ma mère, c'était une dame fluette, invisible, effacée. Bien sur, il y avait ces rares moments où mon père n'était pas là. Elle devenait une autre personne, et elle me faisait presque peur tant je ne la reconnaissais plus. Elle était pleine d'entrain, voulait toujours faire des choses, apprendre à peindre, aller à la patinoire, manger des glaces avec moi. Son sourire avait alors quelque chose de magique bien qu'il faisait peur à cause de cette lueur désespérée qui le teintait. Et puis papa rentrait et son visage se raidissait, elle redevenait l'ombre d'elle-même avec laquelle j'étais familière. Cette ombre dans laquelle je voulais me cacher, cette ombre que je voulais cacher, usurper, cette ombre dans laquelle je me suis fondue.
Au point de la devenir. Devenir tout ce que j'ai voulu éviter.

Petit trois. Le paternel effroyable.
Conforme et conformiste, la raie au milieu du crane, la moustache parfaitement coupée chez le barbier tous les samedis. Mon père était le modèle parfait du patriarche. Il menait la maison à la baguette. Et quelle baguette... Elle prenait des formes diverses, parfois sa ceinture, parfois un baton qui trainait. Parfois, ses poings lui suffisaient, mais il trouvait cela sale. Il s'essuyait avec un dédain qui était presque pire que tout. Et ça s'abattait sur elle, encore, et encore. Ca ne cessait jamais, sous mes yeux écarquillés. Jusqu'au jour où j'ai cessé d'observer. Je suis devenu la même boule d'angoise et de chair, recroquevillée en silence, retenant des larmes qui n'entrainaient que le redoublement de la peine subie.
S'il n'y avait eu que cela...


GRAND DEUX. Le tournant de l'adolescence.
Petit un. Le premier regard.
Du fin fond de ma salle de classe, je l'avais repéré. A chaque cours que nous avions en commun, je passais mon temps à lui jeter des coups d'oeil à la dérobée. Il n'a jamais posé un regard sur moi jusqu'au jour où j'ai fait le premier pas. Ce qui ne m'étonnait pas outre mesure. Personne ne me voyait, pourquoi aurait-il dérogé à la règle ? Et puis un jour il est entré dans un café où j'étais avec une copine. J'ai hésité. Je me disais qu'il ne saurait pas qui j'étais. Mais ma copine était bien plus extravertie que moi et elle m'a poussé à aller le saluer, m'assurant qu'ignorer quelqu'un qu'on connaissait était bizarre et malpoli. Croyez moi, sur le coup, je l'aurais frappée tant ce que je me suis pris m'a heurtée. Stefan m'a regardé comme une vulgaire pierre sur son chemin et m'a envoyé paître en deux minutes. "Je t'avais dit que j'avais pas une chance!" Si ma copine a tenté de me convaincre que c'était sa perte à lui, j'étais désormais encore plus sure que je ne valais rien.
Petit deux. Les moments heureux.
La semaine suivante, je l'ai croisé au bureau de l'administration du lycée. Trois jours après il était à la même table que mes copines à la cafétéria. Six jours plus tard il a été forcé de s'assoir à côté de moi en cours, arrivé en retard il a prit la dernière place libre. Dix jours après, il m'est rentré dedans alors que je refaisais mes lacets. De petites occasions en rencontres inopportunes, nous avons fini par nous lier d'amitié. J'étais très réticente : j'avais un véritable faible pour lui et il m'avait déjà fait du mal la seule fois où je lui avais adressé la parole. Mais nous ne cessions de nous croiser et les choses se sont enchainées naturellement. En sa présence, j'étais une autre personne. Mes sourires n'étaient jamais forcé, je n'avais pas l'impression de devoir prétendre ressentir ce que je ne ressentais pas, il n'y avait pas de règles. Les moments que nous passions ensemble me faisaient oublier le reste, la famille, l'école, la vie. Il n'y avait plus que son rire et le ciel, lui et moi contre le monde. Je passais de plus en plus de temps à ses côtés, rentrant aussi tard que possible. Et mon père le remarqua vite. Trop vite. J'avais à peine goûter au bonheur qu'on me le retirait.
Petit trois. La fin.
Mon père m'interdisait de quitter la maison le week-end, m'ordonnait de rentrer immédiatement après les cours, allait parfois jusqu'à venir me chercher au lycée pour être sur que je ne trainais pas avec Stefan. Je me mis à mentir, ce que je n'avais jamais fait auparavant, prétextant aussi souvent que possible des devoirs en communs, des heures de permanence obligatoires, mais aussi des cours de sports le soir. Mais je ne pouvais pas multiplier ces activités sans éveiller la suspicion du dragon. La pression qu'il faisait peser sur mes épaules était telle que je ne parvenais même plus à profiter de mon ami. Son sourire et sa présence me réchauffait le coeur, sans m'ôter le noeud d'angoisse qui me barrait le ventre.

GRAND TROIS. Le premier jour du reste de ma vie.
Petit un. La période sombre.
Je ne sais toujours pas ce qu'il s'est passé ce jour-là. Au fond de moi, je crois ne pas vouloir le savoir. Mettre des mots si précis dessus me dégoûterait probablement à jamais de la seule personne qui ait su me faire goûter au bonheur. Je préfère garder intact ces souvenirs bénis.
Je suis rentrée chez moi comme à mon habitude. Ouvrant la porte, je saluais à la volée, sans réponse. Je ne m'en faisais pas, imaginant que ma mère était sortie faire quelques courses et que mon père était occupé dans son bureau. Lorsqu'il travaillait il ne répondait pas. Je traversais la maison, déposant mes affaires à leur place puis me dirigeai vers son bureau. Je savais qu'il voulait que je vienne le saluer quand je rentrait. Sous aucun prétexte je ne devais faire de tort à cette règle. J'en avais déjà goûté l'amère punition.
C'est au moment où mon regard s'est posé sur son fauteuil vide que tout devient flou. Je sais que Stefan était là, que je lui ai posé des questions. Mon coeur s'affolait, battait à toute vitesse. J'étais persuadée qu'il allait sauter. Stefan m'a empoignée par le bras, me laissant une trace bleutée pendant quelques jours, et m'a intimé quelque chose que je n'ai pas compris. Je ne comprenais pas pourquoi il était là. Mon père le détestait. S'il le voyait il me tuerait, après l'avoir tué sous mes yeux. Il m'a alors tiré et tout ce que j'ai pu faire fut de me débattre et de sortir de la maison en courant et en hurlant. Les larmes dévallaient la pente de mes joues et s'écrasaient à mes pieds sans que je réagisse. Stefan continuait à me poursuivre et je finis par tomber au milieu de la rue où nous habitions. Je perdis alors connaissance.

Petit deux. Après la pluie, le beau temps?
Lorsque je me suis réveillée, j'étais dans mon lit, et Stefan était en prison, en attendant son procès. Je n'ai toujours pas compris comment la situation en était arrivée là. On m'a forcé à témoigner, et j'ai bredouiller à de nombreuses reprises des réponses aussi courtes que possible. Je m'efforçais d'oublier aussitôt ce que j'avais vécu pendant la journée.
Puis, plus rien. Le vide. L'absence de tyran, l'absence d'ami, l'absence de famille. Le temps continuait d'avancer en parallèle à mon immobilisme.

Petit trois. Un nouveau départ.
Un jour, je me suis levée, je me suis douchée, je me suis habillée, et une Elena robotique a quitté la demeure familiale. J'ai décidé de reprendre ma vie en main. Plus personne n'est là pour m'imposer quoi que ce soit. J'ai déménagé à de nombreuses reprises, entamant des études de psychologie afin de travailler dans les écoles après un an de vide scolaire. Je ne suis pas brillante mais je me défends, et ma passion pour ce que je fais compense. J'ai commencé à prendre des cours de self-defense pour ne plus jamais être aussi désemparée que ce jour, et j'ai fait connaissance avec le monde de la nuit, les boîtes et les bars, l'alcool et le sexe. Tout n'est pas aussi sale qu'il me l'a fait croire toutes ces années. Désormais, je veux laisser l'ancienne Elena derrière moi et devenir une nouvelle personne. Si ces épreuves m'ont faites, je décide maintenant que je ferais mes épreuves. Dingo Street semble l'endroit idéal pour repartir du bon pied.




Dernière édition par Elena Eversmith le Lun 18 Nov - 20:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Lun 18 Nov - 18:54

   


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MessageSujet: Re: ELENA ✖ comme des fétus de paille, nos âmes flottent sans jamais s'élever.   Lun 18 Nov - 19:01

J'allais te gronder puis je me suis rendue compte que dans le règlement, on n'a pas précisé qu'il fallait envoyer un mp au staff /*PAN*/ bien fait pour nous ! Toute façon tu as les deux et deux rps demandés xD donc tout est ok !

Rebienvenue à ta maison