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 Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)

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MessageSujet: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   Dim 2 Fév - 18:42




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Planté devant la porte de l’appartement 52 b, il hésitait à frapper. N’était-ce pas une grossière erreur tout ça ? *Encore une…*pensa-t-il. Mais, pouvait-il s’en empêcher ? Il ferma un instant les yeux et respira profondément. Le jeune homme voulait avoir l’air frais et assuré, lorsqu’elle ouvrirait la porte. Bien qu’en réalité il se trouvait en proie à un stress incohérent. *Pas besoin d’avoir le tract* se dit-il mentalement. *Tu ne monte pas sur scène. Tu vas juste jouer à la dinette avec…*  Il ne savait même pas comment il devait l’a considérer. Pourquoi compliquer les choses, quant elles le sont déjà ? Stefan secoua la tête. Il ne manquait pas d’imagination lorsqu’il s’agissait de songer à des absurdités.
« Ca va aller, ca va bien se passer » se répéta-t-il doucement. La demoiselle n’allait pas le manger…en théorie. Il regarda sa montre et résolu de frapper. Toc Toc Toc. Et voilà, il était à présent trop tard pour faire demi-tour. Sa main se crispa légèrement sur la bouteille qu’il avait emmenée. Il n’y connaissait rien en vin, il se débrouillait cependant en whisky. Et si Elena n’aimait pas ou décidait sans gouter, comme beaucoup d’autres femmes que : «  c’est dégueulasse et ça rend pompette… ». Il boirait tout seul. Il n’avait besoin de personne pour ça. Et finalement c’était un peu le problème. Stefan savait qu’il terminerait un jour ou l’autre comme sa mère, cette certitude se faisait de plus en plus claire dans son esprit. Pendant des années il avait cru le contraire, néanmoins, le destin, le facteur héréditaire et tout le reste le rattrapait. Alors pourquoi lutter ? Le départ d’Anna, sans un mot, sans raison apparente lui obstruait toujours la gorge. S’il possédait quelques rares amis, comme MJ ou l’étrange gamine, comment s’appelait-elle déjà ? * A reconsidérait l’emploi du terme ami, parce qu’elle est un peu jeune quand même et un peu pénible aussi…* Et que tous les habitants de l’immeuble ne souhaitaient pas forcément le tuer, un énième coup venant de sa propre famille…Il serra les dents. La douleur persistait à ce faire sentir. Comme le vide. Ce rien qui s’engouffrait dans sa vie depuis des années….Secouant la tête, il se tapota la joue. * Aller aller reste avec nous, c’est pas le moment de sortir ton violent pour faire pleurer dans les chaumières. Un peu moins d’apitoiement et un peu plus de concentration sur la situation présente.* L’ex-détenu, attendit donc patiemment que son hôtesse vienne lui ouvrir. Et essaya tant bien que mal de se rappeler les manières à adopter pour se montré avenant, sociable, agréable…pour rentrer dans une complète normalité


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MessageSujet: Re: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   Mar 4 Fév - 9:22


elena and stefan ✖️ aimer la pluie et les fleurs noires, rêver nos vies, sanstrop y croire.
Le sentiment d'amour a quelque chose d'infantilisant. Même si l'on est femme, voluptueuse et assurée, souriante et avenante, ces trois mots magiques plantés dans les airs tels de petites graines de vie nous rendent frêles et fragiles. On est soudainement dévêtu de toute carapace, de toute protection sociale, cet écran vital que l'on s'impose tous entre nous et les autres. C'est ainsi que depuis que Stefan avait de nouveau fait son apparition dans la vie d'Elena, tel un boulet de canon, débarquant à toute vitesse au beau milieu d'un champ et dévastant sur son passage le long travail de plusieurs années qu'elle avait du mettre en place afin que tout soit ordonné, elle ne savait plus qui elle était. Les émotions et les pensées fusaient dans son esprit à toute vitesse, de façon aussi contradictoires que possible. Elle était constamment excitée, terrifiée, attendrie, heureuse, dévastée, torturée, impatiente, dégoûtée... Elle ne savait plus où donner de la tête, et plus la date du rendez-vous, qu'elle avait pourtant fixée elle-même, de sa propre initiative, sans personne pour lui murmurer les mots, plus elle se sentait fébrile. Elle n'avait plus rien de la Elena posée qu'elle était devenue. Elle ressemblait à une boule de nerfs ambulante ; tous ses amis la trouvaient désagréable et ne manquaient pas de le lui faire remarquer, sans faire preuve un seul instant de la finesse psychologique qu'ils étudiaient pourtant. Il faut dire qu'aucun d'eux n'avait la moindre idée de ce qu'elle avait vécu ou de ce qu'elle vivait à l'heure actuelle. La nouvelle Elena reposait en grande partie sur une omission. Elle ne parlait pas de son passé, et Stefan était son passé.
Pourtant, tandis qu'elle observait son reflet dans la grande glace murale qu'elle avait installée dans sa salle de bain, elle ne pouvait s'empêcher de trouver l'idée qu'il fasse à nouveau partie de son présent comme très alléchante. C'était un jeu dangereux auquel elle jouait, et elle le savait. Mais, n'était-ce pas le but de toute cette construction qu'elle avait batie au fil des ans ? De se lancer à l'aveuglette, même dans les aventures les plus folles, dangereuses et sans issue ? Elle n'en était pas certaine, mais comme elle ne parvenait de toute façon pas à penser deux trucs cohérents à la suite, elle finit par hausser les épaules. Elle s'approcha du miroir, observant avec dépit son visage. Elle en avait fait beaucoup trop. Avec un geste nerveux, elle attrappa une petite boule de coton et l'humidifia avec du démaquillant, qu'elle s'appliqua ensuite avec soin autour des yeux pour ôter le surplus de maquillage. Elle était totalement désemparée.
Depuis le matin, elle ne pensait qu'à ce diner. Quelle idée avait-elle eut de le placer un vendredi ! Elle avait eut cours dans la matinée mais avait été strictement incapable de noter quoi que ce soit. Chaque atome de son être était tourné vers la pensée unique de ce rendez-vous. Du coup, quand elle était enfin rentrée chez elle, qu'elle avait arpenté les couloirs et les escaliers de l'immeuble familier, qu'elle avait entendu les échos réconfortants de rires et de musique en provenance des étages supérieurs, elle avait cru qu'elle pourrait enfin se détendre un peu. Mais en franchissant la porte de son petit appartement, elle avait immédiatement balancé son sac sans ménagement. Elle avait ignoré superbement ses cours qui la suppliaient à pleins poumons de les trier, comme elle avait l'habitude de le faire chaque soir en rentrant de l'université. Et elle s'était attelé à la préparation du repas et de sa petite personne. Après une hésitation de deux heures, elle avait décidé de cuisiner quelque chose de simple pour éviter les ratés et de mettre une robe. Au bout de quarante minutes supplémentaires, l'eau avait bouilli mais elle l'avait oubliée, elle s'était renversée sur la gazinière, ainsi rendue inutilisable pendant une dizaine de minutes, le temps de suffisamment sécher. Dans la chambre, la garde-robe entière de la belle française était étendue en travers du grand lit, dans un pèle-mèle de formes et de couleurs indescriptible. Il y en avait partout et elle n'avait toujours pas éliminé une seule possibilité.
Elle avait finalement opté pour des exercices de yoga, espérant ainsi canaliser le surplus d'énergie qui l'habitait, mais au bout d'un quart d'heure à peine, un coup d'oeil à une horloge malencontreusement dans son champ de vision la remit sur ses pieds plus vite qu'il n'en faut pour une gazelle pour faire de même et c'était reparti pour le cafarnaum sur pattes. Malgré tout, lorsque trois petits coups secs retentirent contre la porte de l'appartement 52b, Elena était à peu près prête. Elle finit d'ôter le maquillage de son visage, redessina un fin trait d'eye-liner au ras de ses cils, qui remontait gracieusement à l'extrémité, se mit un peu de mascara et décida qu'elle était bien mieux sans tout ce fond de teint qu'elle avait appliqué sur chaque centimètre carré de sa peau pendant une bonne demi-heure. Son teint était désormais naturel, quoi qu'un peu luisant à cause du démaquillant qu'elle venait d'appliquer, et son visage était le sien, sans autre artifice que ce trait noir qui surlignait ses jolis yeux bruns. Elle se dirigea pieds nus vers l'entrée et ouvrit à Stefan, lui dévoilant une Elena vêtue d'une simple robe blanche en dentelle, les cheveux lachés et ele sourire aux lèvres. Son regard s'attarda sur le jeune homme, le dévisageant de haut en bas, avant qu'elle ne se morde machinalement la lèvre inférieure. Elle finit par planter son regard dans les yeux verts de son invité et lui fit un petit sourire craquant : « Entre ! » Joignant le geste à la parole, elle s'effaça pour lui laisser la place de se faufiler dans l'entrée. Elle referma la porte derrière lui avec la légère sensation de s'enfermer de son plein gré dans un piège. Mais un piège merveilleux.
Elle le dirigea vers l'unique pièce de son appartement, sans mentionner sa chambre, dont la porte était fermée. Et pour cause, le bazar qu'elle avait fait cet après-midi et qu'elle n'avait pas terminé de ranger s'y trouvait, en piles, en tas, en désordre. Elena Eversmith détestait le désordre. Sur la petite table ronde qu'elle avait pour l'occasion installée au milieu du salon-cuisine, trônaient deux assiettes entourant deux plats contenant le repas le plus facile qu'elle savait faire : du riz, avec une sauce aux champignons. Mais c'était également l'une de ses recettes favories, alors il n'avait pas intérêt à faire le fin gourmet et à se plaindre. La prochaine fois, si prochaine fois il y avait, il n'avait qu'à l'inviter dans un restaurant quatre étoiles. Elle savait à peu près quelle robe elle enfilerait si cette occasion se présentait à eux, songea-t-elle avec un sourire en coin.
©️flawless


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MessageSujet: Re: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   Mar 18 Fév - 19:06




Stelena



Une petite jeune femme apparut, en robe blanche, les cheveux détachés. Elle était si belle et cela le troubla si bien, qu’il en manqua une respiration.  

« Entre ! »

Stefan l’entendit à peine. Les doigts crispés sur la bouteille toujours entre ses mains, il lui semblait que le bruit sourd de son cœur qui cognait – de façon tout à fait irrégulière – résonnait autour d’eux.  Sans doute son imagination qui s’emballait, elle aussi, comme l’intégralité de sa personne en l’instant présent. Le sourire de la jolie brune l’aurait presque fait tomber à la renverse, s’il ne c’était pas tenu, solidement planté dans ce qui évoquait un paillasson. Acquiesçant à l’invitation d’Elena, il fit quelques pas, qui le conduire immanquablement à l’intérieur. L’appartement comportait une pièce unique, en plus sans doute d’une salle de bain et d’une chambre. Sur une petite table ronde installée au milieu du salon-cuisine, trônaient deux assiettes entourant deux plats contenant le repas. Posant le whisky qui ne devait pas correspondre avec l’ambiance de cette dinette, il fit mine d’inspecter l’endroit.  A vrai dire, il ne savait pas le moins du monde, comment se comporter.

« C’est jolie chez toi. » lança-t-il comme pour engager la conversation. « Ca me rappel ta chambre… »

Il se mordit la lèvre aussitôt après avoir dit ça.

*Ne pas faire pleurer dans les chaumières, tu te rappel ? * songea-t-il. * Ouais ba…on fait ce qu’on peut mon gars*

Le jeune homme soupira, il y aurait forcément un moment où il ferait expressément tout raté. C’était dans sa nature. L’air de rien, il continua son observation. Il se sentait terriblement mal à l’aise, contrairement à sa camarade qui semblait parfaitement dans son élément. Elle avait même un air ravi. Ce qui devait d’autant plus contraster avec sa propre expression crispée. Essayant tant bien que mal de se détendre – la soirée était censée approximativement bien se passer-, il attrapa une chaise et s’assit, s’orientant de façon à garder un œil sur la demoiselle.

« Tu es très…belle » annonça-t-il au bout de plusieurs minutes.

La pause marquée, en plein milieu de sa phrase n’avait aucun sens.

*Voilàa ce que ça donne de réfléchir tout en parlant*

Toute sa pensée, se trouvait réduite à un simple et banal qualificatif alors qu’il y avait tellement à dire…Il secoua vaguement la tête. Sa tendance à l’auto-agacement augmenté de jours en jours.

« … »

Il ouvrit la bouche et la referma presque aussitôt. Quel sujet abordé ? Un de ceux qui ne fâchent pas ? L’ennui, c’est qu’il ignorait totalement ce qui se trouvait prohibé ou non. Il se releva et hésita. Stefan s’approcha finalement de la brune, conservant néanmoins, une légère distance de sécurité.

« …Je suis désolé. Peut-être que ce n’était pas une bonne idée tout ça. »

Les mots tombèrent de sa bouche comme des choses molles, moches et sans consistance. Il envisageait de repartir chez lui et pourtant ne bouger pas d’un pouce. Il c’était perdu dans la contemplation d’Elena, quelque part entre ses cheveux et sa bouche. L’avoir revu donner une nouvelle dimension à sa peine. Parce qu’il ne se sentait pas à la hauteur. Mieux encore, il croyait ne l’avoir jamais été. Baissant la tête, il se détourna, se retrouvant dos à sa compagne.




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MessageSujet: Re: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   Mar 18 Fév - 21:36


elena and stefan ✖ aimer la pluie et les fleurs noires, rêver nos vies, sanstrop y croire.
Partagée entre la peur et l'excitation, Elena tentait de rester naturelle dans cette situation pour le moins étrange. Mais elle avait décidé que, pour la soirée, elle mettrait de côté toutes les pensées négatives qui pouvaient être évoquées quand il s'agissait de Stefan Gray Dustu et de l'impact qu'il avait eut dans sa vie. Si elle l'avait invité à la rejoindre dans son petit appartement, c'était parce qu'il n'avait pas quitté ses pensées depuis qu'ils s'étaient rentrés dedans dans les escaliers de l'immeuble. Elle avait terriblement envie de le revoir, de tout savoir de lui, ce qu'il devenait... Elle était malgré tout heureuse qu'il ait à nouveau déboulé dans sa vie de manière aussi inattendue. Pour la soirée, elle ne retiendrait donc que cela ; elle avait une seconde chance avec son amour de jeunesse. Ils avaient une seconde chance.
Elle mena donc son invité dans la pièce principale et un court silence s'installa entre eux. Elle était dôtée de toute la volontée du monde, mais cela ne rendait pas la situation moins bizarre ; et elle n'avait pour le coup pas de manuel à consulter lui indiquant comment se comporter en présence de l'homme ayant hanté ses pensées depuis ses seize ans avant de disparaître derrière des barreaux d'acier gris. Ses deux petits pieds manucurés se chevauchaient, trahissant son trouble. La voix de Stefan finit par briser la glace avec une remarque qui aurait pu être tout à fait banale si elle n'avait pas été suivie d'une comparaison avec l'ancien habitat de la française. Un léger pincement se fit sentir au niveau de son cœur et elle détourna le regard. Machinalement, ses dents torturaient sa lèvre inférieur. Pour reprendre contenance, elle se dirigea vers un placard et, tout en se haussant sur la pointe des pieds pour attrapper deux larges verres, elle inspira deux fois calmement. Lorsqu'elle fit de nouveau face à l'apollon présent entre ses murs, un sourire serein traversait son minois de poupée.
Elle déposa les deux verres sur la table, à côté de la bouteille qu'il avait apporté. Du whisky ; ça n'était surement pas ce à quoi elle s'attendait, mais elle se retint de rire en songeant que cela ressemblait parfaitement à son ami. Ou ancien ami ? Elle ignorait quelle était la terminologie appropriée. Elle s'en fichait. Il était là, Stefan, son Stefan, à nouveau présent devant ses yeux en chair et en os. Une lueur de joie éclaira son visage et son sourire et elle invita d'un geste le garçon à s'assoir, ce qu'il s'empressa de faire avant de...
Le rouge monta en flèche aux joues d'Elena. Presque à lui en faire tourner la tête. Sa respiration eut un raté et elle déglutit avec peine, son regard fuyant les yeux verts posés sur elle. Avant de s'étrangler, elle se dépêcha de se concentrer sur une tâche qui recquierait toutes ses capacités cognitives et motrives, à savoir verser du whisky dans les verres sans en faire tomber une goutte à côté. Toute son attention était portée sur la bouteille, dont elle dévissa le bouchon avec difficulté avant de verser le liquide ambré de sa main tremblante. Quand elle reposa la bouteille sur la table, produisant un léger claquement sec, elle ne put s'empêcher de laisser ses iris noisettes divaguer sur le visage de Stefan. Il était d'une beauté étonnante, qui n'avait pas faibli depuis qu'ils s'étaient vu pour la dernière fois. Ses traits fins, sa peau blanche, ses lèvres parfaitement dessinées ; tout chez lui appelait à l'amour. Si elle ne s'était pas contenue, elle lui aurait probablement sauté dessus pour l'embrasser de toutes les forces de son être chétif. Son cœur tambourinait dans sa poitrine, autant à cause de ce tableau que du compliment qui avait précédé.
Elle se rendit alors compte qu'elle n'avait prononcé qu'un mot depuis qu'il était apparu dans l'encadrement de sa porte. Alors qu'il se levait et s'approchait d'elle, elle perdit tous ses moyens et ouvrit la bouche ; machinalement, tous les mots qui lui passèrent en tête se déversèrent soudainement : « Comment vas-tu ? Tu, ça te convient ce repas ? Je ne voulais pas, enfin, je vais pas t'embêter avec des considérations de ménagère hein. Je, tu veux du, enfin, du whisky ? » Elle tendit la main vers les verres posés sur la table sans bouger d'un centimètre. La proximité du corps de Stefan la rendait folle. Elle n'avait même pas entendu ce qu'il avait dit, elle avait juste senti son souffle glisser doucement dans son cou. « Ca fait longtemps que tu es ici ? Qu'est-ce que tu fais là ?... » Finalement, les mots de son invité arrivèrent à son cerveau et ses derniers mots se perdirent dans un grommellement inaudible. Son cœur manqua un battement. Il voulait partir. Il ne voulait pas d'elle, il n'en voulait plus ; peut-être n'en avait-il jamais voulu ? Il avait toujours été réticent, distant... Le souffle d'Elena se fit haletant tandis que ses pires peurs d'adolescentes lui retombaient dessus, toutes, d'un coup. Comme une tempête de neige soudaine sur un champ fleuri. Ce n'était pas une bonne idée ; il allait de nouveau disparaître de sa vie, en ne laissant derrière lui qu'une cicatrice qui mettrait à nouveau des années à s'apaiser, qui la brulerait toujours un peu. En ne laissant derrière lui que le rêve évaporé d'une petite fille en pleurs. Le sentant bouger, les yeux noisettes de la jeune étudiante se relevèrent immédiatement vers le visage de Stefan et avant qu'il ne lui tourne le dos, elle n'eut le temps que de saisir une expression sur son visage.
De nombreux souvenirs envahirent aussitôt son esprit, des moments passés ensemble sur le toit de sa maison, dans le parc de jeux pour enfants, assis dans l'herbe d'un jardin public... Mais surtout, la même chaleur, que seul lui savait éveiller en elle, envahit sa cage thoracique. Une chaleur douce et rassurante, qui donnait envie de s'y accrocher comme à une fleur fragile mais forte à la fois. Timidement, elle fit le tour de Stefan pour lui faire face à nouveau. Il était grand. Elle se hissa sur la pointe des pieds comme elle l'avait fait pour attraper les verres à whisky. Mais cette fois, elle cherchait à attrapper autre chose, un peu d'amitié, un peu de générosité de sa peur. Elle déposa ses lèvres sur la joue de l'ancien détenu et les referma en un baiser aussi doux qu'un champ de coton. Mettre fin au contact avec sa peau si douce lui causa une douleur physique qui ralentit son mouvement, si bien qu'elle frôla au passage les lèvres de son invité. « Dis pas ça, » murmura-t-elle finalement avec le peu de souffle qui lui restait.
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MessageSujet: Re: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   Sam 22 Fév - 20:46




Stelena



L’air s’enfuit à nouveau et il toussa. Son repas, le whisky, depuis combien de temps était-il ici ? Que faisait-il ? Les mots c’étaient échappés, retentissant avec un débit-oh combien-rapide. Elena semblait vraiment vouloir que les choses se passent bien et…elle l’avait pris au dépourvu…Ses lèvres sur sa peau…

« Dis pas ça. » souffla-t-elle.

Il cligna des yeux plusieurs fois comme désorienté.

« Je…ne sais plus. Tu…me trouble. »

Stefan haussa les épaules. Il aurait du partir…il aurait du…Mais ne bougea pas.

« Je suppose que tu veux que je reste…pour…le diner. »

Une légère ébauche de sourire vint s’afficher brièvement sur son visage. Il trouvait terrible de constater que la jeune femme disposait encore du pouvoir de faire la pluie et le beau temps. Il soupira.

« Avant quoi que ce soit d’autre….Il faut….Ne me frappe pas, d’accord ? »

Il n’attendit pas d’avoir une réponse. Comme souvent, il annonçait plus qu’il ne demandait, ce qu’il allait faire ensuite. Saisissant le visage de la demoiselle, il colla son front au sien l’espace de quelques secondes, avant de l’a relâché et de s’écarter. Renonçant ainsi, à son intention première, qui été de l’embrasser. Lui prenant la main, l’entraina à sa place pour qu’elle s’y assoit et retourna à la sienne. Le jeune homme eu de la difficulté à détaché son regard de la jolie brune, cependant, l’alcool attira son attention et il se perdit un instant dans son observation. Cette bouteille se trouvait là par sa faute…Oui mais, il n’avait fait qu’accéder à la commande de sa charmante compagne.

« J’imagine que tu t’attendais plutôt à du vin » dit-il revenant à elle.

Ceci ou Cela…Le problème demeurait identique. S’il commençait à boire avec une facilité à la limite du déconcertant…S’arrêter risquait d’être un peu plus compliqué. Depuis plusieurs semaines, précédents l’arrivée d’Elena, son moral persistait à se réfugier dans le fond de ses baskets. Le départ précipité d’Anna…Un coup imprévu et douloureux. Parce que sans s’en apercevoir, il c’était accroché à sa cousine. Elle faisait office de repère, d’ancre. Et elle était partie…La simple absence d’une personne proche suffisait pour que le monde fut redevenu un étranger. Secoué sur ses bases, déjà instable, il avait eu l’impression de chuter, encore…Tout naturellement ses traces c’étaient imbriquée dans celles de sa mère…Il secoua la tête, il ne voulait pas être ressemblait à ça.

« Je n’ai répondu à tes questions tout à l’heure alors…Si je me rappel bien…J’essaye de répondre dans l’ordre. Je vais bien. Le repas à l’air bon. Ca fait quelques mois que je suis ici. Et…j’ai repris les études…On s’occupe comme on peut. »

*Surtout quand on à pas trop le choix* pensa-t-il.

Les études et le petit boulot à coté, étaient une idée de H.D. et des autres guignols du programme. Une façon soi-disant plus facile de se réintégrer dans la société. « Surtout à ton âge… » Avait-il dit.
Mouais mouais…Pas très convainquant tout ça.

« Et toi alors ? »

Tap tap tap. Sans réellement s’en rendre compte, il c’était mit à taper du pied.

« On n’est pas obliger de se faire la conversation comme ça…Je veux dire, on peut parler de tout et n’importe quoi. Ce que tu veux. Même de trucs de filles…Enfin dans une certaine mesure. »

Il marqua une pause pendant laquelle, il se mordit la lèvre. Par moment il avait la sensation d’atrocement parler pour ne rien dire. Cependant, il faisait des efforts pour se montrer ouvert et sociable. Essayer un minimum d’être un invité correcte et de faire avancer la discussion, tout en se forçant à laisser le whisky bien à l’abri dans son verre.






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MessageSujet: Re: Aimer la pluie et les fleurs noirs, rêver nos vies, sans trop y croire (Elenanouchette)   

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